250 ans d'histoire et de musique à Pittsburgh. Dvořák et Simon, deux lectures de l'esprit américain

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Antonín Dvořák (1841-1904) : Symphonie n° 9 en mi mineur, op. 95, B. 178, « Du Nouveau Monde » ; Carlos Simon (né en 1986) : Four Black American Dances. Pittsburgh Symphony Orchestra, direction : Manfred Honeck. 2025 — Live (Heinz Hall, Pittsburgh, février 2025) — Livret en anglais — 58'51 — 1 SACD Fresh! / Reference Recordings FR-769SACD.

Mel Bonis, la consécration orchestrale

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Mel Bonis (1858-1937) : Trois Femmes de légende (Ophélie, op. 165 ; Salomé, op. 100 ; Le Songe de Cléopâtre, op. 180) ; Suite en forme de valses, op. 35-38 (Ballabile ; Interlude et Valse lente ; Scherzo-valse) ; deux mouvements extraits de la Suite orientale, op. 48 (Prélude ; Danse d'Almées) ; Le Chat sur le toit, op. 93, pour voix haute et orchestre ; Trois Danses (Bourrée, op. 62 ; Pavane, op. 81 ; Sarabande, op. 82) ; Noël de la vierge Marie, op. 54, pour mezzo-soprano et orchestre ; Danse sacrée, op. 37 ; Les Gitanos, op. 15 (orchestration d'Adolphe Gauwin). Éditions critiques de Christine Géliot. Elizabeth Watts, soprano ; BBC Scottish Symphony Orchestra, Rumon Gamba, direction. 12-14 février 2025. Livret en anglais. 1 SACD hybride Chandos CHSA 5381.

Paolo Tosti, maître de musique à la cour victorienne

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Sir Paolo Tosti at the British Royal Court. Mélodies et pièces instrumentales de Francesco Paolo Tosti (1846-1916), Frank Bridge (1879-1941), Gaetano Braga (1829-1907) et Giuseppe Verdi (1813-1901). Stanisław Daniel Kotliński, baryton ; Simon Zhu, violon ; Maciej Kułakowski, violoncelle ; Marco Balderi, piano. 2022. 75'15. Notice en italien et en anglais. 1 CD Da Vinci Classics C01087.

The Line par Hopper, la force du programme

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Fort de l’expérience antérieure (ma première sortie au B3 avait tourné à la chasse au trésor – le GPS avait perdu), je me repère cette fois adéquatement, cherchant, un peu en avance, une zone d’ombre dans le grand hall d’entrée du bâtiment crûment éclairé par un soleil, descendant sans avoir dit son dernier mot – les musiciens de Hopper terminent, en sueur dans la salle à la climatisation en panne, le filage du premier The Line de la saison, une programmation de l’ensemble liégeois, qui s’y entend pour repêcher des pièces aux compositeurs desquelles on ne pensait plus et les accoler à d’autres, à la renommée plus installée sans pour autant se retrouver souvent sur la playlist.

Le concert se sous-titre Infinito Nero, selon le nom de la pièce chantée (un court opéra de chambre) de l’autodidacte (à ses débuts ; ensuite il écoute ce que certains professeurs ont à dire) italien (d’accord, sicilien) Salvatore Sciarrino : autour des textes de Maria Maddalena, sainte ou illuminée (selon le point de vue qu’on adopte face au mysticisme) – non pas des écrits de sa main, mais des notes verbatim de ses novices, dont la moitié répète la logorrhée de la possédée (du diable ? du dieu ?) lors de ses visions (dans le DSM, on dit hallucinations visuelles), cependant que l’autre écrit à la volée –, le compositeur pose une musique minuscule, faite de souffles et de claquements et de frottements, aux événements rares et aux variations avares – à laquelle, sans vraiment le décider, notre attention se consacre comme un chat frileux se pelotonne en hiver. « Nous ne devons pas savoir si c’est mon cœur ou un instrument, le bois du piano... », dit Sciarrino ; les brusques flux vocaux (Donatienne Michel-Dansac est la voix de « la solitude, la douleur et [du] sentiment d’être perdu ») sont là comme un Etna démembré, craintif et angoissant – et on sort de là sonné et bienheureux.

Petits motets de Bernier et Campra, avec Romain Bockler et Concerto Soave

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Venite, exultemus. André Campra (1660-1744) : Venite, exultemus. Laudate Dominum. Nicolas Bernier (1664-1734) : Judica me Deus. Alma redemptoris Mater. Venite, exultemus. Pierre Dumage (1674-1751) : Plein Jeu. Louis Marchand (1669-1732) : Fond d’orgue. Nicolas Lebègue (1630-1702) : Préludes du Ve et VIe tons. Concerto Soave. Romain Bockler, baryton. Simon Pierre, Gabriel Ferry, violon. Flore Seube, basse de viole. Ulrik Larsens, théorbe. Jean-Marc Aymes, clavecin, orgue positif, grand orgue. Octobre 2024. Livret en anglais, français ; paroles en latin, traduction bilingue. 67’58’’. Ricercar RIC 481

Un large panorama du piano espagnol en souligne la richesse

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Œuvres pour piano de Isaac Albéniz (1860-1909), Manuel Espona (1714-1779), Manuel de Falla (1876-1946), Manuel Font y de Anta (1889-1936), Enrique Granados (1867-1916), Federico Mompou (1899-1940), Domenico Scarlatti (1685-1757), Antonio Soler (1729-1783) et Joaquín Turina (1882-1949). Alessandro Deljavan, Jean-François Dichamp, Benita Meshulam, Melani Mestre, Pedro Piquero, Esteban Sánchez, Riccardo Schwartz et Sebastian Stanley, piano. 1968-2023. Notice en anglais. Un coffret de dix CD Piano Classics PCL10363. 

Le Delizie di Posilipo, replanté dans l’apparat festif pour la guérison de Felipe III

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Delizie di Posilipo. Música para el virrey de Nápoles. Œuvres de Giovanni Maria Trabaci (c1575-1647), Ettore de la Marra (fl. 1609-1620), Giuseppe Palazzotto e Tagliavia (c1587-1653), Scipione Lacorcia (c1585-1620), Pietro Antonio Giramo (fl. 1619-c1630), Franceso Lambardi (1587-1642), Andrea Ansalone ( ?-1656)… La Grande Chapelle. Albert Recasens. Novembre 2024. Livret en espagnol, anglais, français, allemand ; paroles en langue originale, traduction trilingue. 58’07’’. Lauda LAU 027